Minage et équipements

Le Mining de Ethereum après le Passage au Proof-of-Stake

L’extraction d’Ethereum par preuve de travail est terminée. La transition vers le proof-of-stake, finalisée avec la mise à jour appelée « The Merge », a définitivement remplacé le minage par la validation. Les rigs de minage dédiés au calcul de hachages sont devenus obsolètes pour obtenir de l’ETH. Désormais, la sécurisation du réseau et la génération de nouveaux ethers reposent entièrement sur le staking et le mécanisme de consensus de la preuve d’enjeu.

Le nouveau système fonctionne grâce à la Beacon Chain, qui coordonne le réseau, et aux validateurs. Pour participer, vous devez verrouiller 32 ETH dans un contrat de staking afin de devenir un validateur et de proposer ou valider des blocs de transactions. En contrepartie de cette participation active au consensus, vous percevez des récompenses en ETH, dont le taux annuel fluctue autour de 4-5%, indexé sur l’activité totale du réseau. Cette phase post-fusion a supprimé la pression inflationniste massive liée à l’extraction minière, réduisant l’émission nette d’Ethereum de plus de 85%.

L’impact sur les frais de gas est structurel : ils existent toujours pour rémunérer la bande passante et le calcul, mais ne sont plus liés à une course à la puissance de calcul. Pour un utilisateur français, investir dans le staking requiert une approche différente du minage. Au-delà des 32 ETH nécessaires pour une validation solo, des services de staking groupé comme Lido ou Rocket Pool permettent de participer avec des montants inférieurs, mais introduisent un risque de contrepartie. L’AMF française rappelle que ces actifs ne sont pas des placements garantis et que leur fiscalité, basée sur la plus-value à la cession, s’applique même sur les récompenses de staking perçues.

Fin du minage classique

Recyclez ou revendez votre matériel de minage ASIC et GPU, car l’extraction traditionnelle d’Ethereum est désormais obsolète. La transition vers la preuve de participation a rendu ce processus énergivore non viable sur le réseau principal. Les mineurs historiques doivent se reconvertir vers le staking pour obtenir des récompenses en validant des transactions.

Reconversion vers la validation

Pour participer au nouveau consensus, verrouillez 32 ETH sur la Beacon Chain pour devenir un validateur à part entière. Les récompenses annuelles sont estimées entre 3% et 5% de votre mise, variables selon l’activité du réseau. Cette approche élimine les dépenses excessives en électricité et réduit les frais de gas pour les utilisateurs de dapp.

La phase post-fusion introduit le sharding comme prochaine étape majeure. Ce mécanisme partitionnera la base de données d’Ethereum en plusieurs fragments, augmentant radicalement le débit des transactions et réduisant davantage les coûts pour les développeurs. L’acquisition d’ETH reste stratégique pour participer à la sécurité et à la gouvernance du réseau.

Validation par mise d’ETH

Pour devenir validateur sur Ethereum, verrouillez 32 ETH dans le contrat de dépôt de la Beacon Chain. Cette action, le staking, vous intègre au processus de validation du réseau. Votre rôle est de proposer ou d’attester des blocs, en garantissant l’exactitude de la chaîne via l’algorithme de consensus de la preuve d’enjeu. L’activation de votre validateur peut prendre plusieurs jours, le temps que la file d’attente du réseau soit traitée.

Les récompenses annuelles, estimées entre 3% et 5%, proviennent des frais de gas et de l’émission native d’ETH. Elles sont directement proportionnelles à la quantité d’ETH mis en jeu et à votre disponibilité en ligne. À l’inverse, des sanctions s’appliquent pour les indisponibilités, et une mise en jeu malveillante peut entraîner la suppression d’une partie de votre mise. En France, les récompenses de staking sont soumises à l’impôt sur le revenu selon la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux, sauf si l’activité est exercée de manière professionnelle.

La Sécurité de la Mise en Jeu

La sécurité de vos clés de validation est primordiale. Utilisez un client majoritaire comme Lighthouse ou Prysm, et hébergez votre nœud sur une machine dédiée, physiquement sécurisée. Évitez absolument de déployer un validateur sur un serveur cloud partagé. La clé de retrait, distincte de la clé de validation, doit être stockée hors ligne, de préférence sur un hardware wallet. Une compromission de la clé de validation ne permet pas le vol des fonds, seulement une suppression progressive, ce qui laisse du temps pour une intervention.

La phase post-fusion a consolidé ce modèle, et les prochaines mises à jour, comme le sharding, visent à réduire les coûts de stockage pour les validateurs. Cette évolution continue renforce la scalabilité du réseau Ethereum sans compromettre sa décentralisation, offrant un écosystème plus robuste pour le développement des dapp.

Récompenses des validateurs

Estimez un rendement annuel net entre 3% et 5% sur votre mise, après soustraction des frais de gas et des commissions. Les récompenses de consensus, d’environ 4% par an, proviennent de l’émission native de nouveaux ETH pour sécuriser la blockchain. La seconde source de revenus est constituée des pourboires (tips) que les utilisateurs ajoutent aux transactions pour prioriser leur traitement, payés directement en ETH.

Les sanctions (slashing) réduisent irrévocablement votre mise en cas de faute grave, comme une double validation ou une attaque du réseau. Une indisponibilité temporaire entraîne des pénalités proportionnelles, inférieures aux gains potentiels. Configurez des clients de validation redondants pour minimiser ce risque et maximisez votre éligibilité aux récompenses.

Après la phase de mise à niveau Shanghai-Capella, les récompenses accumulées deviennent accessibles directement. Le capital initial est verrouillé jusqu’au retrait complet, un processus activé manuellement via le contrat de sortie du beacon chain. Planifiez cette opération en période de faible congestion pour réduire les frais de gas.

L’avenir du staking sur Ethereum post-fusion verra son modèle de récompenses évoluer avec l’introduction du sharding. Cette mise à niveau distribuera la charge de traitement des données, augmentant potentiellement les opportunités de revenus pour les validateurs via les frais des dApp et une meilleure efficacité du réseau.

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